Histoire des Bourreliers-Selliers


    Nous allons dans ces quelques pages vous présenter une activité inconnue aujourd'hui, mais qui était très répandue autrefois, liée directement au cheval
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Rôle et travail des bourreliers surnommés
"Le marquis de la croupière"
 
S
on rôle était important et primordial puisque c'est lui qui harnachait les chevaux, autrement dit, qui confectionnait et entrenetait les harnais : éléments et pièces de cuir constituant "l'habillage" du cheval et permettant de l'atteler à une voiture ou un outils.

Aux époques ou le cheval était le seul moyen de traction, l'artisan bourrelier-sellier jouissait d'uns certaine notoriété : il était très sollicité car on ne pouvait se passer de ses services. Chaque patron employait plusieurs ouvriers et formait des apprentis. Pour preuve de ce statut, qui fût un temps privilégié, le port de l'épée dont a bénéficié cette corporation.

Ce métier pouvait être plus spécifique si l'on se trouvait en ville ou en campagne.

En ville on parlait plus volontiers de "sellier-harnacheur" car il équipait des chevaux de selle essentiellement et confectionnait des harnais de luxe.

D'ailleurs le terme de "sellier" vient du mot "selle" issu du latin "sella" qui veut dire : siège. L'ossature d'une selle étant constituée d'un arçon, fabriqué par un artisan arçonnier, autrefois appellé chapuiseur.

En campagne, par contre, le harnais pour le charroi et pour l'agriculture sont l'œuvre du "bourrelier", terme venant du mot "bourre" consistant en crin animal ou encore en filasse de chanvre servant au rembourrage des colliers et des selles.

L'essentiel du travail consistait alors à harnacher des chevaux de travail - gros chevaux de trait - costauds et robustes, ce qui ne l'empêchait pas de fabriquer des harmais de petites voitures, des capotes etc...

C'est après 1920 que les compagons selliers d'une part, et les compagons bourreliers d'autre part ne formèrent qu'une seule et même profession : celle de selliers-bourreliers-harnacheurs.

Les métiers du cuir, en règle générale, surtout les cordonniers fêtaient la Saint Crêpin (et son frère Crêpinien) qui se firent cordonniers pour prêcher l'Évangile. Ils chaussaient gratuitement les pauvres. Leur martyr est fêté le 25 octobre et l'on dit qu'à la Saint-Crêpin les mouches voient leur fin.

Cependant, l'usage voulait que les bourreliers-selliers se rallient aux corporations liées au cheval comme les maréchaux-ferrants, forgerons, charretiers, maquignons pour honorer Saint Éloi. Celui-ci avait exercé le métier d'orfèvre et devint le patron des artisans du métal parmi lesquels les maréchaux-ferrants forgeant les soc des charrues. C'est pourquoi on le considéra comme le protecteur des laboureurs.

Ce jour-là, le 29 juin pour la Saint Éloi d'été ou le 1er décembre pour la Saint Éloi d'hiver, les belles enseignes étaient décorées de bouquets de fleurs et de rubans.
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